Elvis et Ewan en guise de bonnes fées

Devenus des rocks stars « bankables », les Pogues se voient allouer les services de l’orfèvre du son post-punk britannique, Elvis Costello. Le musicien-producteur les aide à atteindre l’excellence discographique en encadrant les sessions d’enregistrement du second album : « Rum, Sodomy & The Lash ». L’essai est concluant, l’album est une pépite de romantisme folk-rock échevelé, poétique et débraillé, fougueux mais émouvant. Le groupe y mélange traditionnels américains (« Jesse James »), écossais (« I’m a man you don’t meet every day »), irlandais (« The Gentleman Soldier ») et magnifiques compositions de Shane comme « A Pair of brown eyes » ou l’hymne international de tous les pubs : « Sally McLennane ». Mais la pépite de l’album, fondement même de la renommée des Pogues dans le monde entier tient dans leur célèbre reprise du chanteur folk anglais Ewan McColl : « Dirty Old Town ». Ce qui est amusant c’est que cette chanson aujourd’hui associée étroitement au folklore irlandais  était donc à la base une chanson anglaise dédiée  par McColl à Salford, ville industrielle de la banlieue de Manchester. Mais, bon, si la folk music connaissait des frontières ça se saurait…

« Dirty Old Town » par The Pogues :

 

 

L'album "Rum, Sodomy & The Lash" est évidemment à retrouver dans nos bacs :

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