2 JOUY AnnaTous les autres sont trop vastes, portés par chacun et même les bêtes.
Je colmate mon mal secret, triste ciment des mots
-ils sèchent vite, prompts et durs-

C’est la nidification des apeurés,
Je tremble de vivre dans le déchet des jours
Mon désastre, je ne le dois à quiconque.
Il est à ma mesure. Je peux l’accepter.

Le reste, la montagne fendue,
Les folies de l’eau,
L’affaissement du ciel
Qu’ils se le partagent !

Je vis dans la graine chaude de la disparition.

Jouy Anna